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samedi 31 juillet 2010

Pots de crème de blé « Délicieuse », pommes caramélisées à l’orange

Je suis en retard, je suis en retard…Voici quelques heures avant la clôture ma participation au second concours organisé par Aymeric Pataud, le créateur des mélanges d’huiles essentielles Délice&Sens.  Vu leur prix, je n’aurai probablement jamais utilisé ces huiles si je n’avais pas gagné la gamme complète lors du premier concours. Mais puisque les jolis flacons sont bien présents dans ma cuisine, je les utilise presque tous les jours, et je dois avouer qu’ils vont me manquer quand ils seront finis. Je crois bien que je suis devenue accro aux huiles essentielles !

J’aurai pu présenter un lassi à l’ananas et au mélange « Tea-time », un tout simple poulet rôti au jus « Zest », un gâteau roulé au sarrasin, à l’abricot et au mélange « Shéhérazade », un flan caramel « Passion », tout simple et délicieux, ou encore une salade aux parfums de « Garrigue »,  mais je reconnais que j’ai eu la flemme de prendre des photos de tout ces plats. Et, dois-je aussi l’avouer, je m’aperçois que je suis plus motivée quand il s’agit de gagner des cadeaux gourmands, plutôt que des cadeaux qui flattent l’ego (mais je n’ai pas dit que je ne voulais pas gagner, hein, Aymeric, attention).


Voilà donc une seule et unique participation. J’ai choisi ce dessert parce que la langue de vipère qui partage ma vie à eu pour réflexion, après avoir goûté à un petit pot : « c’est bon ton truc, tu devrais poster la recette » Comme cette phrase laconique équivaut pour la langue de vipère à des compliments dithyrambiques, voilà, la recette du concours était toute choisie.
Si elle s’appelle « crème de blé », c’est simplement parce que c’est un nom plus joli que semoule au lait (et pour péter plus haut que mon cul ?). Une petite précision : je trouve que la quantité assez faible de semoule est parfaite. On obtient une crème, pas trop épaisse mais qui ne coule pas, bien loin de la texture compacte des gâteaux de semoule. Mais il est nécessaire de bien faire refroidir les pots plusieurs heures au réfrigérateur (la semoule est encore liquide après cuisson), l’idéal étant de préparer le dessert le matin pour le soir.


Pots de crème de  blé « Délicieuse », pommes caramélisées à l’orange
Pour 5 petits pots ou  petites tasses

Pour les pommes caramélisées à l’orange :
- 1 verre de jus d’orange
- 2 pommes
- 1 cc de sucre
- 1 noisette de beurre


Pour la crème de blé :
- 35 g de semoule de blé fine ou moyenne
- 500 ml de lait
- 30 g de sucre
- 1 pincée de cannelle en poudre (1/4 de cc environ)
- 15 gouttes du mélange d’huiles essentielles « Délice »



Mettre le jus d’orange dans une petite casserole et faire bouillir le jus d’orange à feu vif pendant une dizaine de minutes environ,  sans couvrir, jusqu’à ce que le jus soit réduit en sirop épais (on obtient un volume de 2 à 3 cuillères à soupe).
Peler et épépiner les pommes, les couper en petits dés. Dans une poêle ou une casserole, faire dorer les dés de pommes avec une noisette de beurre et une cc de sucre en poudre. Quand les dés de pommes sont dorés et légèrement caramélisés, les mélanger au jus d’orange réduit.
Répartir les pommes caramélisées à l’orange au fond des pots ou tasses choisis, bien tasser au fond des pots.


Dans une casserole, mélanger la semoule, 30 g de sucre, une pincée de cannelle en poudre et le lait. Porter à ébullition en remuant sans arrêt. Quand la préparation a épaissi, couper le feu et laisser le mélange refroidir un peu environ 5 minutes, en remuant de temps en temps.
Ajouter les gouttes du mélange d’huiles essentielles, remuer et verser la crème de blé sur les pommes à l’orange. Placer les pots au réfrigérateur pour 3 heures au minimum.
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samedi 24 juillet 2010

Biscuits tournesol, comme des petits soleils rouges


Voici pour le concours des cent notes, des petits biscuits tournesol, au cœur comme un Soleil rouge, pour une Lune fantaisiste…

Une seule ligne et l’inspiration s’enfuit ! Je ne suis décidément pas une très bonne poète, donc je vais tout de suite cesser de copier le style de Lunefantasy pour ne pas que l’imitation se transforme  en caricature.  Allez plutôt lire ses jolis mots, admirer ses créations, et saliver devant ses gourmandises chez elle, en original dans le texte.

Je vais me contenter de proposer ces petits gâteaux. Le premier qui insinue que j’ai bricolé une recette avec le contenu de mes placard,  et que pour coller au thème proposé (illustrer la couleur préférée de Lunefantasy) j’ai été sauvée par un reste de framboises surgelées aura raison. Ou presque,  puisque la première version de ces gâteaux avait une couleur loin d’être photogénique, un comble au vu du thème du concours, et n’est donc pas passée à la postérité.  A noter : non, les framboises mélangées à la pâte ne donnent pas une couleur «vieux rose».  «Terre de Sienne» non plus, ni toute autre couleur avec un joli nom.

Et finalement, heureusement que les premiers gâteaux étaient tout moches, parce que je suis ravie de ceux là : une pâte gourmande, et un cœur frais et acidulé à la framboise. Un petit bonheur en rouge. Rouge framboise.


Biscuits tournesol, comme des petits soleils rouges
Pour une vingtaine de petits gâteaux

- 125 g de beurre de tournesol
- 70 g de sucre blond
- 1 blanc d'œuf
- une poignée de framboises, rouges
- une cs de graines de tournesol dorées à sec, pour les rayons de soleil 

Mélanger le beurre de graines de tournesol, le sucre et le blanc d'œuf.

Sur une feuille de papier cuisson, déposer en les espaçant de 4/5 cm des petits tas de pâte, une cuillère à café pas trop remplie suffit. La pâte va s'étaler d'elle-même.
Poser au centre une framboise (celles que j'ai utilisées étaient surgelées, et non décongelées). Et si vous en avez la patience, poser autour des framboises des graines de tournesol. 

Cuire à four chaud pendant 6 minutes environ, jusqu'à ce que les bords des biscuits soient dorés. Faire refroidir sur une grille.

A partager et déguster de préférence dans les heures qui suivent, la framboise au centre étant tout juste compotée va assez vite ramollir la pâte des biscuits.
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lundi 28 juin 2010

Quesadillas French-Mex (fromage bleu et jambon cru)


En deux mots, les quesadillas sont des tortillas de blé ou de maïs garnies de fromage. Et de piment. Et aussi de tout ce que vous voudrez y mettre. Les variations sont donc infinies, et il s’agira surtout de vous faire plaisir, à vous et aux personnes que vous voulez nourrir.

Aujourd’hui, vous invitez vos voisins à boire l’apéro. Et parmi eux, René. René a un cœur d’or, vous l’aimez beaucoup et vous voulez donc le régaler. Mais il n’aime pas beaucoup la nourriture « exotique ». Il tolère à peine les cacahuètes, et clame à qui veut l’entendre que le maïs, c’est de la nourriture pour les poules.
Pourtant, vous, vous aimeriez bien refourguer les tortillas (heureusement de blé) que vous avez cuisinées de vos mains habiles (ou achetées au supermarché, c'est plus rapide). La solution pour satisfaire tout le monde ? Hé, hé, vous avez trouvé ! Les quesadillas French-Mex, nos galettes mexicaines, fourrées avec des ingrédients bien français : du fromage bleu et du jambon cru.

Vous direz à René que les tortillas sont des crêpes. Il les trouvera sans doute bien épaisses, mais comme il est tout de même relativement poli, vous échapperez probablement aux réflexions désagréables. Il suffira d’y aller mollo sur le piment dans la salsa au cornichon, et de lui assurer que non, la coriandre le persil n’a pas un drôle de goût.


Quesadillas French-Mex
Pour 4 quesadillas, coupées en 16 triangles

- 4 tortillas de blé
- 1 boule de mozzarella de 125 g (c'est français, la mozzarella ? Non ?)
- 125 g de fromage à pâte persillée
- 4 grandes tranches de jambon cru
- 4 cc d'huile pour la cuisson

Pour la salsa
- 1/3 de concombre
- 4 ou 5 gros cornichons (environ 50 g)
- 1 piment vert frais (à ajuster suivant la force du piment)
- 1 petit bouquet de coriandre fraîche (ou du persil)
- 3 cs de vinaigre (celui du pot de cornichon, par exemple)

Commencer par préparer la salsa au cornichon :
Couper le concombre et les cornichons en petits cubes d’environ 5 mm de côté. Emincer finement la coriandre. Couper la tige du piment et l’épépiner, puis le hacher finement. Mélanger tous les ingrédients dans un bol, ajouter le vinaigre, réservez au réfrigérateur.

Préparer les quesadillas :
Préchauffer le four à 150 °C
Couper la mozzarella et le fromage bleu en petits morceaux, mélanger les deux fromages.
Huiler au pinceau chaque tortilla de blé sur une face avec 1 cc d’huile environ.
Poser une tortilla dans une poêle, face huilée en dessous, et chauffer à feu moyen/vif. Disposer sur une moitié de la tortilla ¼ du mélange de fromage, puis une tranche de jambon cru.  Replier la tortilla en deux. Continuer la cuisson quelques minutes pour faire dorer la tortilla sur les deux faces.
Réserver au four le temps de préparer de la même façon les 3 autres tortillas.
Couper chaque tortilla en 4 triangles, et servir avec la salsa au cornichon.


Je vous ai dit hier combien j’ai envie de partir au Mexique pour manger plein de tortillas. C’est pour quoi je participe, encore,  avec cette recette au concours de recettes Drunch Mexicanté (apéro dinatoire mexicain) organisé par Mexicanté / odélices.

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dimanche 27 juin 2010

Quesadillas aux haricots rouges et salsa mexicaine


Et pourquoi pas un petit voyage au Mexique ?
Pour l’instant, je vous emmène pour un voyage simplement dans l’assiette, et c’est déjà pas mal. Mais qui sait, avec un peu de chance… Mexicanté et odélices proposent un concours de recettes avec à la clé, un voyage au Mexique, un vrai. Sept jours au soleil, piments et téquila, guacamole et tortillas.

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Comme il n’est pas facile d’échapper aux clichés quand il s’agit d’élaborer une recette inspirée de la cuisine mexicaine, surtout quand on ne connait pas grand-chose de ce pays, j’ai décidé de simplement préparer quelque chose que j’aime, sans prétention d’originalité ni d’authenticité. Des tortillas de blé (l’ingrédient imposé) dorées et croustillantes, du fromage fondant, des haricots rouges tendres (et bon marchés), et une salsa épicée et fraîche pour réveiller le tout.  Le résultat : une recette sympa à picorer et partager pour des apéros estivaux et ensoleillés! (Je devrais me reconvertir dans le marketing, non ? )

Allez, souhaitez-moi bonne chance pour que je m’envole au Mexique, histoire de vérifier si ma recette est authentique, ou pas.


Quesadillas aux haricots rouges et salsa mexicaine

Pour 4 quesadillas, coupées en 16 triangles

- 4 tortillas de blé
- 1 boule de mozzarella (125 g)
- 125 g d'emmental
- 4 cc d'huile pour la cuisson

Pour la salsa
- 2 ou 3 tomates (environ 400 g)
- 2 oignons blancs, avec leur tige
- 1 piment vert frais
- 1 petit bouquet de coriandre fraiche
- 2 citrons verts

Pour les haricots rouges
- 400 g de haricots rouges cuits
- 1 oignon
- 1 cs d'huile
- 1 cc de cumin



 Commencer par préparer la salsa :
Couper les tomates et les oignons blancs en petits cubes d’environ 5 mm de côté. Emincer finement la tige verte des oignons, ainsi que la coriandre. Couper la tige du piment et l’épépiner, puis le hacher finement. Presser le jus des citrons. Mélanger tous les ingrédients dans un bol, saler légèrement et réserver au réfrigérateur.

Préparer les haricots rouges :
Dans une poêle ou une casserole, faire chauffer 1 cs d’huile et y mettre à dorer un oignon émincé. Quand l’oignon est doré, ajouter 1 cc de cumin, mélanger quelques instants, puis ajouter les haricots rouges avec 4 à 6 cs de leur jus de cuisson. Ecraser quelques haricots à la fourchette, pour lier l’ensemble. Ajouter aux haricots environ 1/3 de la salsa mexicaine, saler éventuellement. Réserver.

Préparer les quesadillas :

Préchauffer le four à 150 °C
Râper l’emmental, couper la mozzarella en petits morceaux, mélanger les deux fromages.
Huiler au pinceau chaque tortilla de blé sur une face avec 1 cc d’huile environ.
Poser une tortilla dans une poêle, face huilée en dessous, et chauffer à feu moyen/vif. Disposer sur une moitié de la tortilla ¼ du mélange de fromage, puis ¼ des haricots rouges. Replier la tortilla en deux. Continuer la cuisson et faire dorer la tortilla sur les deux faces.
Réserver au four le temps de préparer de la même façon les 3 autres tortillas.
Couper chaque tortilla en 4 triangles, et servir avec la salsa.

[concours de recettes Drunch Mexicanté (apéro dinatoire mexicain) organisé par Mexicanté / odélices]
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dimanche 30 mai 2010

Poireaux vinaigrette (les poireaux, ça pousse pas dans la jungle)

On ne choisit pas du tout les plats qui vont nous manquer quand on s’expatrie.

Avant de partir habiter à peu près au niveau de l’équateur, loin de sa Normandie natale, une petite française pourrait penser que, ce qui lui manquera le plus, c’est le fromage et la charcuterie. Pas du tout. Ce qui lui a manqué le plus, c’est les poireaux. Les poireaux vinaigrette.

Les poireaux, ça pousse pas dans la jungle.


Poireaux vinaigrette
Pour 2 expatriés en manque de légumes non exotiques

2 poireaux, pas trop gros
1 cc de moutarde de Dijon
1 cs de vinaigre de vin
2 cs d’huile (celle que vous voulez, mais moi ici je préfère une huile plutôt neutre, tournesol ou pépin de raisins, par exemple. De façon classique, on met plutôt 3 cs d’huile pour 1 cs de vinaigre, moi je n’en mets que 2, j’aime bien la vinaigrette qui arrache)
1 pincée de sel, du poivre
facultatif : 1 œuf dur

Couper les extrémités des poireaux, en gardant tout de même la plupart des feuilles vertes (c’est pour ça que vous aurez choisi des poireaux pas trop gros et pas trop coriaces), laver soigneusement.
Couper chaque poireau en 3 tronçons, placer les poireaux dans le fond d’une assiette ou d’un plat creux, ajouter 3 à 4 cs d’eau, recouvrir le plat d’un film étirable, percé de quelques coups de fourchette. Cuire 3 min / 3 min 30 au micro-onde à pleine puissance. Laisser refroidir (et continuer la cuisson) sans découvrir pendant 5 minutes. J’aime bien ce mode de cuisson qui a l’avantage d’être rapide et de conserver une belle couleur verte aux poireaux.

Préparer la vinaigrette en mélangeant la moutarde, le vinaigre, l’huile, le sel, et poivrer généreusement. Ajouter éventuellement un œuf dur passé à la râpe à gros trous.

Servir les poireaux tièdes ou à température ambiante avec la vinaigrette, et déguster en se languissant de son pays natal.


Voilà, j’ai publié cette petite recette pour le concours organisé par Mademoiselle A, expatriée à San Francisco, et qui nous demande de lui envoyer une photo, ou un dessin, de ce qui nous manquerait si nous devions quitter notre pays natal. Si vous voulez participer, faites super vite, c’est jusqu’à demain soir 31 mai.

Et puisque j’adooore les concours, je relaie le quiz de Philou. Ce jeu est fait pour vous si vous aimez passer des heures à surfer sur les blogs de cuisine. Là, vous avez jusqu’au 20 juin. Et n’hésitez pas à participer : plus il y a de participants, plus le lot à gagner sera gros et gourmand !
Je retourne de ce pas plancher sur le quiz, je n'ai pas encore tout trouvé...
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vendredi 14 mai 2010

Agnolotti poêlés, farcis au lieu noir et houmous de petits pois

 
Dès mon inscription sur Hellocoton, Flou est venue m’inviter à participer à son concours : pasta ! Elle m’avait bien cernée : ça faisait un bon moment que j’avais envie de me lancer dans la fabrication de pâtes fraîches. Mais sans machine à pâte, sans expérience aucune, sans recette vraiment éprouvée, j’avais un peu peur de me lancer dans un truc propre à engendrer crises de nerfs et jets de boules de farine collante sur les passants par la fenêtre de ma cuisine.

Alors je me suis lancée en suivant scrupuleusement sa recette. Bien m’en a pris. Le résultat : zéro crises de nerfs, et plein de pasta extra dans mon estomac. Après la pas si dure épreuve du pétrissage (facilité si vous faites ça devant une vidéo bien énervante. J’ai choisi à l’extrême droite du Père) et après le repos mérité, la pâte ne colle pas, elle est douce comme un lobe d’oreille, et est vraiment facile à travailler et à étirer. 
Avec une première fournée de pâtes fraîches, j’ai fait plein de tagliatelles. Ou était-ce plutôt des maltagliati, des « mal taillées » ?  Enfin, c’était de longs rubans. Pas vraiment réguliers car taillés au couteau mais délicieux. Je les ai simplement mangés au beurre, et après aussi à la sauce tomate en bocal. C’était bon, mais vous n’auriez pas voulu voir cette recette ici, si ?

J'ai donc fait une seconde fournée pour ma recette inventée. Il n’y avait guère de contraintes. En effet, la pasta est accommodante : y a-t-il un ingrédient qui ne lui convienne pas ? Elle est voyageuse : de l’orient à l’occident, y a-t-il un pays qui ne la cuisine pas ? Enfin, la pasta est polymorphe : de couleurs et de formes innombrables, j’avais l’embarras du choix.

J'ai donc suivi mes envies : j’avais envie de pâtes farcies. Farcies comme des raviolis, mais poêlées et croustillantes comme les gyoza japonais. Pour la farce, j’avais un filet de lieu noir, et envie de petits pois au tahin. J’ai fourré tout ça dans des ronds de pâte, et préparé une crème d’ail pour faire trempette. De façon assez surprenante, ces chaussons plutôt improbables se sont révélés délicieux.

Et une fois les pâtes préparées, prises en photo, et mangées, en faisant quelques recherches au moment de rédiger ce billet pour trouver un nom à ma recette, wikipédia m’apprends que je n’ai mangé ni des raviolis poêlés ni des gyozas italiens mais des agnolotti : des pâtes farcies semi-circulaires, en forme de chapeau de curé, qui peuvent être bouillis ou cuits à la poêle avec un peu de beurre.  Bon, d'accord, mes chapeaux sont un peu biscornus, mais j'ai quand même réinventé sans le savoir une forme de pâte !


Agnolotti poêlés, farcis au lieu noir et houmous de petits pois
Pour environ 16 agnolotti

Pour les pâtes : 
semoule de blé dur fine 85 g
eau 85 g
farine 100 g
2 pincées de sel

Pour la farce :
un filet de lieu noir (environ 200 g)
2 cc de baies roses grossièrement concassées
200 g de petits pois (frais c’est chic mais ruineux, surgelés c’est bien)
2 cc bombées de tahin
sel
une noix de beurre ou un peu d’huile pour la cuisson des pâtes

Pour la crème d’ail :
1 tête d’ail.
70 ml de crème liquide
1 pincée de sel

Crème d’ail : Cuire les gousses d’ail non épluchées dans une casserole avec un peu d’eau pendant une vingtaine de minutes.
Quand les gousses d’ail sont bien tendres, les égoutter puis les éplucher : il est facile de récupérer la pulpe simplement en pressant les gousses. Écraser finement la pulpe d’ail, mélanger avec la crème liquide, saler légèrement.

Préparation de la pâte : mélanger la farine, la semoule de blé dur, le sel et l’eau. Pétrir pendant 30 minutes cette pâte qui a la consistance de pâte à modeler plutôt dure.
Couvrir et laisser reposer 30 min.

Étaler finement la pâte (+/- 2 mm), et découper des cercles de 10 cm de diamètre. J’utilise une fidèle boite de conserve conservée à cet effet.

Préparer la farce : Cuire rapidement le poisson dans une poêle antiadhésive, l’émietter et le mélanger avec les baies roses écrasées, saler légèrement.
Cuire les petits pois (5 minutes au micro-ondes chez moi) , les mixer grossièrement, ajouter 2 cc de tahin et un peu de sel.


Montage et cuisson des agnolotti :

Poser sur chaque rond de pâte 1 cc de purée de petits pois et 1 cc de poisson, refermer en deux et appuyer fermement sur les bords avec le bout d’une fourchette.

Si vous ne cuisez pas les pâtes immédiatement, congelez-les, même pour quelques heures. Si vous les conservez crus au réfrigérateur, la farce humide va détremper la pâte et les raviolis seront difficilement manipulables, voire troués, en bref beaucoup moins présentables.


Mettre une noix de beurre ou un peu d’huile dans une poêle chaude. Poser les agnolottti et les faire dorer légèrement. Ajouter un peu d’eau (4 à 5 cs) et couvrir. Quand l’eau est complètement évaporée, retourner les pâtes pour dorer légèrement l’autre coté.
Servir avec la crème d’ail tiède.

Edit : j'ai remporté ce concours, ex-aequo avec Brigitte qui a écrit un très beau texte que je vous invite à lire.

Vous trouverez le récapitulatif des participations au concours ici, et les résultats là.
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samedi 13 mars 2010

Rissoles épicées aux gésiers confits et épinards


Dès que j'ai eu connaissance du concours Délice & Sens, j'ai eu envie d'y participer : un concours où on reçoit un cadeau avant même de participer, moi je dis banco !
Pour faire découvrir sa gamme de mélanges d'huiles essentielles bio, et la cuisine aux huiles essentielles en général, Aymeric Pataud
proposait donc aux premiers inscrits de recevoir un flacon de la gamme. A charge ensuite pour le blogueur de faire fonctionner son imagination pour inventer une recette originale, et tenter de gagner la gamme complète. 

La cuisine aux huiles essentielles, je connais bien. Aussi bien que le thé matcha et la fève tonka : de loin, par-delà l'écran de mon ordi, et en imagination. J'avais bien eu une impulsion, un jour en début de mois, dans une épicerie bio où je trainais avec quelques euros en poche à dépenser. Je contemplais les jolis flacons et rêvais ylang-ylang et bergamote quand la vue du panneau « impropre à la consommation, réservé à l'aromathérapie » m'a ramenée à la réalité. C'était bien la peine proposer des huiles bio si on ne pouvait que les respirer ! Comme je n'avais pas l'intention de dépenser mes sous en médicaments, je suis repartie les mains vides et cet épisode a marqué la fin de mes aventures culinaires avec les huiles essentielles.

Jusqu'à ce matin début mars, où j'ai su que j'allais pouvoir me mettre aux fourneaux quand j'ai senti une délicieuse odeur en ouvrant ma boite aux lettres : je venais de recevoir le mélange Shéhérazade.
Si ce nom est déjà un voyage, ce mélange d'huiles essentielles de muscade, cannelle, cardamome, menthe verte, lavande, girofle et gingembre m'a tout d'abord emmenée dans un autre temps : j'ai de suite pensé à la cuisine du Moyen-âge, souvent relevée à l'aide de ces épices. J'ai alors imaginé de confectionner des petits pâtés, alors très appréciés car faciles à manger en l'absence de fourchette.*

Je voulais utiliser des foies de volailles, mais puisque le supermarché où je m'approvisionne proposait des conserves de gésiers de canard confits 100 % remboursés, je n'ai pas hésité longtemps avant de modifier mes plans. La pâte est une simple pâte brisée, réalisée toutefois avec de la farine semi-complète pour un coté un peu plus rustique. Elle n'en reste pas moins très croustillante. Des épinards à l'ail viennent compléter le tout et apporter un peu de verdure.
Les huiles essentielles apportent un parfum bien différent des épices entières ou en poudre habituelles, c'est vraiment une belle découverte. Toutefois, la recette est réalisable avec des épices traditionnelles. J'imagine qu'un mélange de clou de girofle, muscade et gingembre devrait parfaitement faire l'affaire.

Rissoles épicées aux gésiers confits et épinards

Pour 16 rissoles

- pour la pâte brisée :
200 g de farine semi-complète T110 + une poignée pour abaisser la pâte
100 g de beurre
½ cc de sel
3 à 4 cs d'eau froide

1 jaune d'œuf pour dorer les rissoles avant la cuisson

- pour la farce des rissoles :
1 boite de gésiers de canards confits de 383 g , soit 200 g de gésiers dégraissés
16 gouttes du mélange d'huile essentielle Shéhérazade
250 g d'épinards en branche surgelés
2 gousses d'ail
sel, poivre.

Commencer par réaliser la pâte brisée :
La technique que je décris ici permet d'obtenir une pâte friable et bien croustillante.
Dans un saladier, mettre 200 g de farine, ½ cc de sel et 100 g de beurre coupé en petits morceaux. Du bout des doigts, malaxer le beurre et la farine jusqu'à l'obtention d'un sable grossier. Ajouter ensuite un peu d'eau froide, cuillère par cuillère, sans trop travailler la pâte : mettre juste la quantité d'eau nécessaire pour simplement amalgamer les grains en boule, sans pétrir.
Filmer la boule de pâte et réserver une heure au réfrigérateur.


Préparer la farce :
Les gésiers que j'ai utilisés étaient déjà émincés. Si les vôtres sont entiers, les découper en tranches. Mettre les gésiers à chauffer à feu moyen dans une casserole ou une poêle. Quand ils sont chauds, dégraisser et réserver la graisse (elle pourra vous servir pour faire rissoler des pommes de terre, par exemple). Continuer la cuisson des gésiers quelques minutes à feu moyen/vif pour les faire dorer légèrement. Réserver et laisser refroidir. Une fois tièdes, ajouter 16 gouttes du mélange Shéhérazade (ou les épices que vous aurez choisies) mélanger soigneusement. Le mélange pourra sembler trop épicé, mais le parfum s'estompe un peu à la cuisson au four.

Dans une autre casserole, faire chauffer une cs de la graisse de gésiers réservée. Y faire blondir les gousses d'ail épluchées, dégermées et hachées. Dès que l'ail est doré, ajouter les épinards surgelés et continuer la cuisson à feu doux une quinzaine de minutes, à découvert, jusqu'à ce que les épinards soient cuits et qu'il ne reste plus de liquide de cuisson. Saler et poivrer, réserver.


Confectionner les rissoles :
Sortir la pâte brisée du réfrigérateur. Sur un plan de travail légèrement fariné, abaisser finement la pâte sur une épaisseur de 3 mm environ. Découper à l'emporte-pièce des ronds de 10 cm de diamètre (j'ai utilisé la boite de conserve vide des gésiers). Réserver les ronds découpés. Superposer les chutes de pâte en enlevant le surplus de farine, puis abaisser à nouveau sur une épaisseur de 3 mm pour découper d'autres ronds. Recommencer éventuellement une troisième fois pour utiliser la totalité de la pâte brisée.

Au centre de chaque rond de pâte, déposer une cc d'épinards, puis une cc de gésiers.
Mouiller les bords des ronds avec un pinceau ou le bout du doigt, puis refermer chaque rissole en la repliant en deux.


Souder les bords en appuyant fermement avec le bout d'une fourchette. Dans un petit bol, délayer le jaune d'œuf avec une cs d'eau et badigeonner les rissoles au pinceau avec ce mélange.


Cuire les rissoles au four préalablement préchauffé à 180° C pendant une vingtaine de minutes.


* Les bribes d'informations concernant la cuisine médievale sont issues du livre de Jeanne Bourrin, « Cuisine médiévale pour tables d'aujourd'hui ».

Edit : je suis très fière d'avoir remporté le concours, vous pouvez voir les résultats complets ici. 

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