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lundi 9 août 2010

Troccoli au coulis de tomates crues


Ça fait déjà plusieurs mois que j’ai reçu le colis que Flou m’a envoyé suite au concours qu’elle avait organisé autour de la pasta. Il contenait de délicieux amaretti à l’amandon d’abricot, des taralli à l’artichaut qui auraient pu être addictifs si je savais ou m’en procurer facilement (il faut vraiment que j’essaie d’en cuisiner), de la crème d’aubergine à la provola.  Et surtout, le clou du colis, l’accessoire qui m’est devenu indispensable dès la première utilisation, le cadeau de l’année (merci, merci), j’ai nommé, le rouleau à troccoli :



Ce rouleau cranté permet de fabriquer des troccoli, donc. Qui sont comme vous le voyez sur les photos de gros spaghettis rustiques. Depuis que je l’ai, j’ai abandonné l’idée d’acheter une machine à pâte : le rouleau permet de faire des pâtes fraîches tout à fait présentables, une fois le coup de main pris ça va vite à faire, et en plus les pâtes se conservent super bien au congélateur.


Je mets ici la vidéo qui m’a permis de maîtriser l’engin, ça pourra peut-être vous servir, si vous débarquez ici avec dans l’idée de trouver comment utiliser cet ustensile ramené sur un coup de tête de vos vacances en Italie.



Pour la pâte à pâtes (ah ah ah), je reprends la recette de Flou qui est parfaite (je n’ai pas encore éprouvé le besoin d’en tester une autre, c’est dire), et je la note ici, ça m’évitera d’aller sur son blog toutes les semaines pour me rappeler si c’est 250 g de semoule et 300 g de farine ou l’inverse. Si vous n’avez pas de rouleau à troccoli, ne laissez pas tomber. Retournez voir le billet de Flou et vous verrez que vous pouvez sans problème vous en passer et faire facilement sans matériel particulier d’autres formes de pâtes comme des tagliatelles, par exemple. Il n’est bien sur pas interdit d’utiliser des spaghetti achetés chez votre commerçant habituel, mais vous ratez quelque chose, je vous assure.


La sauce est une petite chose toute simple  parfaite pour l’été : elle prend moins de 5 minutes à réaliser si vous gardez la peau des tomates, et elle est savoureuse et toute légère. Prenez garde à la tentation de tout manger à la petite cuillère en attendant que les pâtes cuisent. 

Troccoli au coulis de tomates crues

Les troccoli, quantités pour 4 à 6 personnes :

-    250 g de semoule fine (si vous ne trouvez que de la moyenne ou de l’extra-fine, ça marche aussi, j’ai essayé)
-    300 g de farine
-    250 g d’eau
-    ½ cc de sel
-    3 ou 4 poignées de farine en plus pour abaisser la pâte.

Mélangez tous les ingrédients et pétrissez la pâte pendant la durée d’un épisode de 26 minutes d’une série sympa (United States of Tara, par exemple). Roulez la pâte en boule, filmez et laisser reposer 30 minutes de plus, le temps de regarder un autre épisode.

Abaisser la pâte pas trop finement (4 mm, à peu près, un peu plus finement si vous faites des tagliatelles) et utiliser le rouleau pour former les troccoli comme le montre la vidéo plus haut. Farinez généreusement les pâtes.

Les cuire 2 minutes dans un grand volume d’eau bouillante salée, les troccoli sont cuits quand ils commencent tout juste à remonter à la surface. Égouttez, servir.


Le coulis de tomates crues, quantités pour 4 (ou pour vous tout seul, en guise de soupe, vous pourrez toujours manger les troccoli avec une noix de beurre) :
-    1 kg de tomates
-    2 gousses d’ail
-    2 cs d’huile d’olive
-    A votre goût : 1 ou 2 oignons nouveaux, un petit bouquet de persil ou de basilic, de menthe…
-    Sel et poivre (et piment, si vous aimez)


Pelez les gousses d’ail. Lavez les tomates. Si vous souhaitez absolument avoir l’impression de cuisiner, enlevez la peau des tomates après les avoir plongées 30 s dans de l’eau bouillante, et épépinez-les. Placez la chair des tomates, les gousses d’ail et les herbes dans le bol du mixer, réduisez en coulis. Pour terminer, assaisonnez avec l’huile d’olive, du sel, du poivre, un tout petit peu de piment si vous voulez.
Arrosez généreusement les troccoli avec le coulis, dégustez sans attendre. Votre assiette sera tiède, mais c’est l’été, c’est bien. D’ailleurs s’il en reste c’est délicieux froid aussi.
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vendredi 14 mai 2010

Agnolotti poêlés, farcis au lieu noir et houmous de petits pois

 
Dès mon inscription sur Hellocoton, Flou est venue m’inviter à participer à son concours : pasta ! Elle m’avait bien cernée : ça faisait un bon moment que j’avais envie de me lancer dans la fabrication de pâtes fraîches. Mais sans machine à pâte, sans expérience aucune, sans recette vraiment éprouvée, j’avais un peu peur de me lancer dans un truc propre à engendrer crises de nerfs et jets de boules de farine collante sur les passants par la fenêtre de ma cuisine.

Alors je me suis lancée en suivant scrupuleusement sa recette. Bien m’en a pris. Le résultat : zéro crises de nerfs, et plein de pasta extra dans mon estomac. Après la pas si dure épreuve du pétrissage (facilité si vous faites ça devant une vidéo bien énervante. J’ai choisi à l’extrême droite du Père) et après le repos mérité, la pâte ne colle pas, elle est douce comme un lobe d’oreille, et est vraiment facile à travailler et à étirer. 
Avec une première fournée de pâtes fraîches, j’ai fait plein de tagliatelles. Ou était-ce plutôt des maltagliati, des « mal taillées » ?  Enfin, c’était de longs rubans. Pas vraiment réguliers car taillés au couteau mais délicieux. Je les ai simplement mangés au beurre, et après aussi à la sauce tomate en bocal. C’était bon, mais vous n’auriez pas voulu voir cette recette ici, si ?

J'ai donc fait une seconde fournée pour ma recette inventée. Il n’y avait guère de contraintes. En effet, la pasta est accommodante : y a-t-il un ingrédient qui ne lui convienne pas ? Elle est voyageuse : de l’orient à l’occident, y a-t-il un pays qui ne la cuisine pas ? Enfin, la pasta est polymorphe : de couleurs et de formes innombrables, j’avais l’embarras du choix.

J'ai donc suivi mes envies : j’avais envie de pâtes farcies. Farcies comme des raviolis, mais poêlées et croustillantes comme les gyoza japonais. Pour la farce, j’avais un filet de lieu noir, et envie de petits pois au tahin. J’ai fourré tout ça dans des ronds de pâte, et préparé une crème d’ail pour faire trempette. De façon assez surprenante, ces chaussons plutôt improbables se sont révélés délicieux.

Et une fois les pâtes préparées, prises en photo, et mangées, en faisant quelques recherches au moment de rédiger ce billet pour trouver un nom à ma recette, wikipédia m’apprends que je n’ai mangé ni des raviolis poêlés ni des gyozas italiens mais des agnolotti : des pâtes farcies semi-circulaires, en forme de chapeau de curé, qui peuvent être bouillis ou cuits à la poêle avec un peu de beurre.  Bon, d'accord, mes chapeaux sont un peu biscornus, mais j'ai quand même réinventé sans le savoir une forme de pâte !


Agnolotti poêlés, farcis au lieu noir et houmous de petits pois
Pour environ 16 agnolotti

Pour les pâtes : 
semoule de blé dur fine 85 g
eau 85 g
farine 100 g
2 pincées de sel

Pour la farce :
un filet de lieu noir (environ 200 g)
2 cc de baies roses grossièrement concassées
200 g de petits pois (frais c’est chic mais ruineux, surgelés c’est bien)
2 cc bombées de tahin
sel
une noix de beurre ou un peu d’huile pour la cuisson des pâtes

Pour la crème d’ail :
1 tête d’ail.
70 ml de crème liquide
1 pincée de sel

Crème d’ail : Cuire les gousses d’ail non épluchées dans une casserole avec un peu d’eau pendant une vingtaine de minutes.
Quand les gousses d’ail sont bien tendres, les égoutter puis les éplucher : il est facile de récupérer la pulpe simplement en pressant les gousses. Écraser finement la pulpe d’ail, mélanger avec la crème liquide, saler légèrement.

Préparation de la pâte : mélanger la farine, la semoule de blé dur, le sel et l’eau. Pétrir pendant 30 minutes cette pâte qui a la consistance de pâte à modeler plutôt dure.
Couvrir et laisser reposer 30 min.

Étaler finement la pâte (+/- 2 mm), et découper des cercles de 10 cm de diamètre. J’utilise une fidèle boite de conserve conservée à cet effet.

Préparer la farce : Cuire rapidement le poisson dans une poêle antiadhésive, l’émietter et le mélanger avec les baies roses écrasées, saler légèrement.
Cuire les petits pois (5 minutes au micro-ondes chez moi) , les mixer grossièrement, ajouter 2 cc de tahin et un peu de sel.


Montage et cuisson des agnolotti :

Poser sur chaque rond de pâte 1 cc de purée de petits pois et 1 cc de poisson, refermer en deux et appuyer fermement sur les bords avec le bout d’une fourchette.

Si vous ne cuisez pas les pâtes immédiatement, congelez-les, même pour quelques heures. Si vous les conservez crus au réfrigérateur, la farce humide va détremper la pâte et les raviolis seront difficilement manipulables, voire troués, en bref beaucoup moins présentables.


Mettre une noix de beurre ou un peu d’huile dans une poêle chaude. Poser les agnolottti et les faire dorer légèrement. Ajouter un peu d’eau (4 à 5 cs) et couvrir. Quand l’eau est complètement évaporée, retourner les pâtes pour dorer légèrement l’autre coté.
Servir avec la crème d’ail tiède.

Edit : j'ai remporté ce concours, ex-aequo avec Brigitte qui a écrit un très beau texte que je vous invite à lire.

Vous trouverez le récapitulatif des participations au concours ici, et les résultats .
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vendredi 7 mai 2010

Spaghettis au citron


Vous voulez un peu de soleil dans votre assiette ?  Vous en avez assez des spaghettis sauce tomate ? Vous ne savez pas quel accompagnement préparer pour votre poulet rôti ? La solution : les spaghettis au citron !

Pour le substitut au soleil, la solution du pauvre, c’est le spigol : un ersatz de safran, présenté dans de tous petits sachets, dans une boite au look délicieusement rétro.
C’est un mélange de colorants alimentaires et d’épices : curcuma, piment doux et une dose quasi homéopathique de safran (0.3 %). Autant dire tout de suite que comme tout ersatz qui se respecte, il n’apporte pas du tout le parfum de la plus chère des épices. De goût plutôt discret (on reconnaît surtout le curcuma), son intérêt réside principalement dans son pouvoir colorant : un seul sachet et le riz, les pâtes ou la soupe de poisson prennent une éclatante couleur jaune d’or.
On le trouve dans tous les supermarchés français, mais il est souvent planqué hors de vue au ras du sol : ceux qui ont l’habitude de scruter les rayons à la recherche des produits premiers prix n’auront pas de mal à le dénicher. Il est parfois rangé du coté des épices, ou des bouillons cubes, ou encore dans le rayon « produit du monde ».

Mi-avril, j’ai eu le plaisir de remporter le concours organisé par Aymeric Pataud pour promouvoir sa gamme de mélanges d’huiles essentielles Délice&Sens, et j’ai donc gagné la gamme complète des produits. Aymeric m’a gentiment remis les flacons lorsque je suis passée voir son stand à la foire de Paris. Ils sont beaux, non ?
Depuis, je teste, j’expérimente, je goûte et je parsème presque tous mes plats de petites gouttes parfumées. Je n’ai donc pas pu m’empêcher d’en ajouter dans mes pâtes. Je vous rassure, cette  recette des spaghettis au citron est tout à fait délicieuse sans les huiles. Mais si jamais vous en avez sous la main, elles ajoutent une vraie profondeur, et le spigol ne s’est pas plaint d’une si précieuse compagnie !

Spaghettis au citron

Pour 2/3 assiettes

des spaghettis, qsp votre appétit
1 citron
1 gousse d’ail
1 cc d’origan séché ( ou thym, basilic…)
1 sachet de spigol (ou un peu de curcuma, voire du safran si vous avez les moyens)
2 cs de jus de poulet rôti ( ou d’huile d’olive, ou du beurre)
1 pincée de sel
facultatif : 3 gouttes de mélange d’huiles essentielles zest, 3 gouttes de mélange d’huiles essentielles garrigue
facultatif : un peu de parmesan râpé, j’en mets 1 cc par personne


Cuire les spaghettis dans une grande quantité d’eau bouillante salée.
Pendant ce temps, laver soigneusement le citron et râper le zeste. Éplucher la gousse d’ail et la râper aussi. Mélanger les zestes, l’ail, l’origan, le spigol, le jus de poulet ou la matière grasse choisie,1 pincée de sel et le jus de la moitié du citron. Ajouter éventuellement les huiles essentielles.

Mélanger intimement cette sauce aux spaghettis égouttés, ajouter le parmesan et servir aussitôt.
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