
Je suis une grande fan des blogs culinaires, je les aime tous ou presque, des plus beaux aux plus moches. Ceux qui postent tous les jours, et ceux qui font 3 billets par an. Les bavards, et les austères sans commentaires. Ceux qui vous font rêver avec des recettes gastronomiques, et ceux qui améliorent les conserves de l’aide alimentaire. Ceux que je lis depuis des années, et ceux qui ont ouvert hier. Tous, vous dis-je !
Sauf que parfois, il y a des choses qui m’irritent. Une fois n’est pas coutume, je vais donc faire ma méchante et débiner un peu (gentiment, faut pas pousser, j’ai pas envie qu’on me déteste). Voilà donc ce qui m’irrite, me fait pester, jurer comme un charretier, j’ai nommé les lecteurs Deezer.
Mais si, vous savez, ces lecteurs (pas réservés aux blogs culinaires, d’ailleurs), qui vous passent de la musique : une playlist que le blogueur aura préalablement établie, avec ses goûts à lui, évidemment.
C’est pas que j’aime pas le bruit, c’est juste que je préfère choisir celui que j’écoute. Si j’écoute déjà la radio, je n’ai pas envie d’écouter de la musique en même temps. Si j’écoute déjà mon musicien favori, je n’ai pas envie d’entendre du pipeau ou des chœurs de salsa par-dessus ma chanson préférée.
Et puis parfois je surfe à des heures improbables, avec des gens qui dorment à coté. Tranquille, j’ouvre un nouvel onglet attirée par une chouette recette, et là, bien sûr, j’ai oublié de mettre les haut-parleurs en mode muet… Je sursaute sous l’effet du riff de guitare, cherche frénétiquement le bouton pause de ce fichu lecteur qui est toujours planqué tout en bas de la page, pour après ½ seconde opter pour la meilleure solution : fermer l’onglet et partir au plus vite. Tans pis pour la recette, ou le super article.
Vous voulez faire découvrir vos goûts musicaux ? Ouvrez un deuxième blog musical. Ou alors mettez votre lecteur deezer en mode pause par défaut. Si, si, ça se peut. Et si on a envie, on ira cliquer. Juré, j’aime bien découvrir de nouveaux artistes, ou encore écouter un bon vieux classique, promis. Mais j’aime pas qu’on m’oblige.

Je développerai une autre fois mon irritation envers les photos superbes qui vous chavirent le cœur, mais si grandes qu’on ne peut les voir que par petits morceaux sur un écran d’ordi (même avec une résolution d’écran spéciale Super Jaimie), les accessoires Demarle (le nouveau tupperware), les recettes évidemment sans gluten quand même dûment titrées sans gluten (« œufs sur le plat sans gluten », « jus de carotte sans gluten ») et les infos nutritionnelles bidon (le gras, c’est gras) copiées de wikipedia.
Si jamais vous vous reconnaissez, s’il vous plait, ne soyez pas vexé(e), relisez le premier paragraphe : je vous aime quand même.
Mais virez-moi ce lecteur, hein ?
Pizza blanche et verte aux oignons nouveaux
Pour une pizza de 30 cm de diamètre environ
L’autre langue de vipère de la maison, en manque de viande, a blazé cette pauvre pizza «pizza aux herbes pour les chèvres», mais a quand même avoué que c’était bon.
200 g de pâte à pain ou 1 pâte à pizza
6 ou 7 oignons nouveaux, avec leur tige (150 g environ)
3 beaux brins de menthe
1 cc d’origan
75 g de feta
30 g de parmesan en copeaux
1 cs d’amandes effilées
3 cc d’huile d’olive
Etaler la pâte en un cercle de 30 cm de diamètre environ. Laisser reposer vingt bonnes minutes.
Couper le bulbe des oignons en tranches, et couper la tige en tronçons. Disposer tranches et tronçons sur la pizza. Disposer aussi feuilles de menthe, origan, feta émiettée, copeaux de parmesan et amandes effilées. Terminer par un filet d’huile d’olive (3 cc est une quantité qui me convient, à vous de voir).
Cuire au four préalablement préchauffé 10 à 15 minutes.



