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lundi 5 juillet 2010

Poivrons rôtis à l'huile


C’est à peine une recette, plutôt une technique : idéale pour le plein été, quand il fait chaud, et que cuisiner deviens une corvée…
Une fois rôtis et pelés, les poivrons sont parfaitement cuits et parfumés, la chair est tendre et délicate, avec un goût légèrement fumé. Ils sont délicieux tels quels, marinés à l’huile d’olive. Avec du pain, un morceau de fromage et voilà le parfait déjeuner d’été. Une tranche de pastèque en dessert et vous toucherez à la quintessence de la cuisine estivale. 

Tant qu’à faire, préparez-en plusieurs : ils se conservent plusieurs jours et peuvent être intégrés à  de nombreux plats : en salade avec des tomates, de la coriandre ou du cumin, mixés avec du fromage frais ou de la feta pour une tartinade, coupés en fines lanières pour ensoleiller une salade verte, un cake ou une tarte…
Ici, j’ai utilisé des poivrons rouges, mais c’est joli aussi avec des poivrons de différentes couleurs.

Poivrons rôtis à l'huile

un poivron par personne, à peu près
de l'huile d'olive

Lavez les poivrons. Placez-les au four, au plus près du grill. (J’ai un four à gaz antique, sans grill, je fais donc l’inverse et je place les poivrons tout en bas du four, sur une grille, au plus près du brûleur. Mais je suppose que vous n’êtes pas aussi mal équipés que moi).
Dès que des cloques brunes apparaissent à la surface des poivrons, tournez-les d’1/4 de tour. Tout ça me prend 20 à 30 minutes. Avec un vrai grill, ça va plus vite.

Quand la surface est uniformément cloquée, mettez les poivrons dans un saladier recouvert de film étirable (ou dans un sac plastique, une casserole recouverte d’un couvercle…). La vapeur est censée décoller la peau. (Je soupçonne que ça marche aussi si vous laissez les poivrons refroidir à l’air libre, mais je n’ai encore jamais tenté).


Après une bonne vingtaine de minutes, les poivrons ont suffisamment refroidi pour que vous puissiez les peler sans vous brûler les doigts, mais vous pouvez aussi faire une sieste et les faire attendre une heure ou deux. Ils sont noirauds, tout ratatinés et pas vraiment engageants. Au-dessus d’une assiette ou d’un plat creux, percez les poivrons pour récupérer le jus parfumé qui se trouve à l’intérieur. Puis pelez les poivrons, la peau fine se détache maintenant facilement, enlevez le pédoncule, les graines et ce qui reste des membranes blanches.

Coupez la chair en larges lanières, ajoutez-les au jus récupéré, et arrosez largement d’huile d’olive. Laissez mariner une heure au frais.
C’est tout.

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dimanche 30 mai 2010

Poireaux vinaigrette (les poireaux, ça pousse pas dans la jungle)

On ne choisit pas du tout les plats qui vont nous manquer quand on s’expatrie.

Avant de partir habiter à peu près au niveau de l’équateur, loin de sa Normandie natale, une petite française pourrait penser que, ce qui lui manquera le plus, c’est le fromage et la charcuterie. Pas du tout. Ce qui lui a manqué le plus, c’est les poireaux. Les poireaux vinaigrette.

Les poireaux, ça pousse pas dans la jungle.


Poireaux vinaigrette
Pour 2 expatriés en manque de légumes non exotiques

2 poireaux, pas trop gros
1 cc de moutarde de Dijon
1 cs de vinaigre de vin
2 cs d’huile (celle que vous voulez, mais moi ici je préfère une huile plutôt neutre, tournesol ou pépin de raisins, par exemple. De façon classique, on met plutôt 3 cs d’huile pour 1 cs de vinaigre, moi je n’en mets que 2, j’aime bien la vinaigrette qui arrache)
1 pincée de sel, du poivre
facultatif : 1 œuf dur

Couper les extrémités des poireaux, en gardant tout de même la plupart des feuilles vertes (c’est pour ça que vous aurez choisi des poireaux pas trop gros et pas trop coriaces), laver soigneusement.
Couper chaque poireau en 3 tronçons, placer les poireaux dans le fond d’une assiette ou d’un plat creux, ajouter 3 à 4 cs d’eau, recouvrir le plat d’un film étirable, percé de quelques coups de fourchette. Cuire 3 min / 3 min 30 au micro-onde à pleine puissance. Laisser refroidir (et continuer la cuisson) sans découvrir pendant 5 minutes. J’aime bien ce mode de cuisson qui a l’avantage d’être rapide et de conserver une belle couleur verte aux poireaux.

Préparer la vinaigrette en mélangeant la moutarde, le vinaigre, l’huile, le sel, et poivrer généreusement. Ajouter éventuellement un œuf dur passé à la râpe à gros trous.

Servir les poireaux tièdes ou à température ambiante avec la vinaigrette, et déguster en se languissant de son pays natal.


Voilà, j’ai publié cette petite recette pour le concours organisé par Mademoiselle A, expatriée à San Francisco, et qui nous demande de lui envoyer une photo, ou un dessin, de ce qui nous manquerait si nous devions quitter notre pays natal. Si vous voulez participer, faites super vite, c’est jusqu’à demain soir 31 mai.

Et puisque j’adooore les concours, je relaie le quiz de Philou. Ce jeu est fait pour vous si vous aimez passer des heures à surfer sur les blogs de cuisine. Là, vous avez jusqu’au 20 juin. Et n’hésitez pas à participer : plus il y a de participants, plus le lot à gagner sera gros et gourmand !
Je retourne de ce pas plancher sur le quiz, je n'ai pas encore tout trouvé...
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mardi 18 mai 2010

Haricots verts aux olives


Les haricots verts s’accommodent bien des sauces classiques pour les pâtes, et notamment des sauces à base de tomate. Il y a les classiques haricots verts à la sauce provençale, les haricots verts à la bolognaise, et les haricots verts à la tomate et aux olives !

J’ai vraiment bien aimé ce plat rapide à préparer. C’est une recette sans prétention, parfaite au quotidien, mais qui mérite à mon avis la première place du repas, simplement accompagnée de riz, ou pourquoi pas, de quinoa. 

Haricots verts aux olives 
Pour deux personnes

Des haricots verts, légèrement précuits si vous utilisez des haricots frais ou surgelés.
Une poignée d’olives noires (une quinzaine d’olives)
1 petit oignon
1 gousse d’ail
1 cs d’huile d’olive
2 cs bombées de pulpe de tomate
quelques tomates cerises
un peu de parmesan

Hacher grossièrement l’oignon, l’ail et les olives dénoyautées. Faire revenir rapidement ce mélange dans une poêle ou une sauteuse avec une cs d’huile d’olive.

Ajouter les haricots verts et la pulpe de tomates, mélanger, continuer la cuisson quelques minutes. Ajouter les tomates cerises dans la sauteuse au dernier moment, stopper la cuisson quand elles sont chaudes.

Servir les haricots et saupoudrer d’un peu de parmesan rapé.

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mardi 16 février 2010

Endives braisées natures, un sujet délicat


L’endive partage avec les salsifis, les côtes de bettes et les choux de Bruxelles le privilège de faire partie des légumes les moins aimés, si j’en crois un rapide sondage sans valeur statistique aucune auprès de mon entourage immédiat. Si elle est relativement appréciée crue (avec pour atouts sa verte blancheur et son croquant), cuite, c’est une autre histoire. Une histoire version amère, molle et aqueuse. Même chez les plutôt rares amateurs d’endives cuites, ce goût est souvent le résultat d’un long apprentissage, malheureusement ponctué d’endives au jambon de cantines scolaires, pauvrement gratinées et baignant dans leur eau de cuisson. C’est un aliment plutôt délicat à proposer, donc. C’est quand même moins enthousiasmant qu’une assiette de frites. Auriez-vous déjà entendu quelqu’un s’exclamer, « chouette, des endives ! » alors que vous en déposiez une assiette sous son nez ? Non ? Je me disais aussi…

En plus, l’endive cuite est moche. Je m’aperçois en tentant de photographier de façon la plus appétissante possible des mets humbles que les aliments ont la fâcheuse tendance à se transformer sous l’objectif  en boue marron. Vert-marron avec un peu de chance. Et photoshop n’y peux rien. L’endive n’y échappe pas, je peux vous fournir plein de photos pour le prouver. Si par miracle la photo illustrant ce billet vous semble un tant soit peu appétissante, ce n’est malheureusement pas à cause de mes talents limités de photographe plus que débutante, mais simplement à la chance (ben ouais, sur 250 photos d’endives, il y en y au moins une de montrable). L’endive cuite est donc un sujet délicat en photographie, aussi.

Et pourtant… J’ai commencé à cuisiner ces endives avec l’idée de réaliser des endives au jambon, bien gratinées, pour finalement abandonner à mi-recette et avaler ces endives braisées, natures, avec un grand plaisir.
C’est toujours pareil. Je ne suis jamais vraiment enthousiaste à l’idée de manger des endives cuites, et je suis à chaque fois presque étonnée de m’être régalée. A chaque fois aussi, je me dis que je devrais en manger plus souvent.

Parce que même si elle est moche et de réputation exécrable, l’endive braisée est goûteuse, juteuse, tendre, et oui, finalement, délicate.

Endives braisées

4 à 6 endives (si elles sont grosses, les couper en deux)
1 noix de beurre

Enlever si nécessaire les feuilles extérieures abimées. Couper une fine tranche à la base, simplement pour enlever cette partie souvent un peu oxydée. Certains enlèvent complètement le cône dur à la base qui est censée être la partie la plus amère. C’est apparemment une pratique vestige d’un temps lointain où les variétés d’endives étaient bien plus amères qu’aujourd’hui. Si vous n’aimez pas l’amertume, ne vous forcez pas,  mangez des frites. Rincer les endives, les déposer encore humides (ne pas les essuyer : c’est le seul liquide qui sera utilisé) dans une sauteuse ou une poêle avec une noix de beurre, à feu doux, et couvrir.
Cuire une bonne quarantaine de minutes, toujours à feu doux et à couvert, en retournant de temps en temps les endives. Bien surveiller en début et surtout en fin de cuisson quand l’eau rendue par les endives est presque complètement évaporée.
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